Acacie

 

Nom donné, à tort [de Acacia, en latin et akakia, en grec, nom donné à un arbuste épineux. A ne pas confondre avec le vrai Acacia qui est un Mimosa (Légumineuses) ni avec le faux  - Acacia ou Robinier, Robinia pseudacacia L. (Légumineuses)] au jus du fruit du Prunelier, Prunus spinosa L. (Rosacées). Arbrisseau pouvant atteindre 1,40 m de haut, à rameaux épineux d’un noir brillant [d’où certains noms populaires comme Epine noire ou Buisson noir]. Commun dans les haies et les sols arides, en France et en Afrique du Nord.

 

On utilisait jadis toutes les parties de cet arbuste pour l’usage médical : l’écorce et les fruits sont très astringents ; les fleurs, qui ont un goût d’amandes amères, sont laxatives. Les prunelles servent à fabriquer la liqueur de prunelles et l'eau de vie de prunelles, pour ce dernier usage on n’emploie que les noyaux concassés.

A noter que dans l’antiquité gréco —latine, l’Acacia était considéré comme hémostatique. Celse, en particulier, l’emploie dans ce but (L.V, chap. 1).

 


 

L’acacie est fréquemment utilisée dans la pharmacopée médiévale. Les chirurgiens tels Constantin l’Africain, Guillaume de Salicet, Guy de Chauliac, l’emploient, en usage externe, comme répercussif :

    "Acacie froide et sèche (...) elle répercute les apostèmes chauds (...)" ( Guillaume de Salicet ).

    "Acacie, c ‘est, le suc des prunelles vertes. Il est froid au premier et sec au troisième, ou environ et pour ce est fort répercussif" ( Guy de Chauliac ).

    [page mise à jour le 21/02/2004]

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