Bétoyne

Bétoyne est l'orthographe médiévale de Bétoine ( du latin, betonica). Selon Pline, ce mot dériverait de vettonica, allusion aux Vettons, peuple barbare qui habitait la province espagnole d'Extremadura (Naturalis historia, L.25, chap. 84).

La Bétoine officinale est le Stachys officinalis (L.) Trévis (= Betonica officinalis L.) (Labiées), plante herbacée, vivace, atteignant 60 cm de haut, commune en France.

Cette plante amère renferme dans ses sommités fleuries et ses feuilles : du tanin, de la bétaïne et des composés proches (stachydrine, bétonicine, turicine). Réputée comme tonique et fébrifuge, la Bétoine était inscrite au Codex 1949 comme espèce vulnéraire, pour ses feuilles.

L'emploi de la Bétoine remonte à l'Antiquité. Antonius Musa, médecin de Néron, lui consacra un traité, où il la préconisait essentiellement comme vulnéraire. Pline, pour sa part, la considérait comme une véritable panacée.

Le Moyen-Age ne nous paraît pas avoir fait un grand usage de la plante. Guy de Chauliac est l'un des rares à la citer, en tant que vulnéraire, il l'a fait entrer dans la composition de l'emplâtre capital de bétoine : "Betonica est herbe chaude et seiche au tiers, elle mondifie et guérit".

      [page mise à jour le 22/02/2004]