Bryone

On en distingue deux espèces :la Bryone dioïque, Bryonia dioica Jacq. et la Bryone blanche, Bryonia alba L. (Cucurbitacées).

la Bryone dioïque, plante vivace, grimpante, pouvant atteindre 5 m de long, fréquente dans les haies d'Europe occidentale et centrale, ainsi qu'en Afrique du Nord et au Proche-Orient. On utilise la racine qui renferme des glucides abondants (amidon), des lipides, des stérols. Le principe actif est constitué par des cucurbitacines (comme chez toutes les cucurbitacées) qui sont des composés non saturés très riches en oxygène, ce qui expliquent leurs propriétés révulsives et vésicantes ( d'où le nom populaire de "feu ardent" ) en usage externe. La Bryone dioïque était connue dans la Grèce Antique pour ses propriétés purgatives.

La Bryone blanche, est voisine de la précédente mais son ère géographique est limitée à l'Europe centrale. Sa composition chimique et ses propriétés sont les mêmes. Elle aussi était connue dès l'Antiquité : Celse l'utilisait comme cicatrisant (L.V, chap. II) sous le nom de Vigne blanche [dénomination qui ne doit pas entraîner une confusion avec l'autre Vigne blanche, qui est une Clématite, Clematis vitalba L. (Renonculacées)].

Actuellement la Bryone n'est plus employée qu'en homéopathie (infections pulmonaires, rhumatismes) et en médecine vétérinaire.

En cataplasme, elle entre encore dans la pharmacopée populaire, pour soigner les contusions, les rhumatismes, les névralgies, du fait de ses propriétés (déjà signalées) de révulsif.


Au Moyen-Age, la Bryone, vraisemblablement la blanche, est employée par les chirurgiens, comme maturatif :

    "Bryonia, Vitis alba, en grec Ampelos leuce, en arabe Faschira, a reçu encore plusieurs autres noms étrangers mentionnés par Pline , la Bryone est chaude et sèche au troisième degré ; elle croit dans les haies et le plus souvent au voisinage des bois. On l'a comparée à la Vigne à cause de ses feuilles et de ses tiges sarmenteuses ; sa racine est grosse et longue comme la cuisse et la jambe d'un homme, blanche à l'intérieur, molle comme un Navet" ( Henri de Mondeville, Synonymes des maturatifs, 132).

[page mise à jour le 23/02/2004]

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