Cannelle

Les cannelles, épices très anciennement connues, sont les écorces de différentes espèces de Lauracées appartenant au genre Cinnamomum [certains botanistes rattachent à ce genre le Camphrier du Japon, Cinnamomum Camphora T. Nees et Ebermaier , mais il semble préférable d'utiliser la terminologie suivante : Laurus Camphora L. ou Camphora officinarum Nees] : C. zeylanicum Nees (Cannelier de Ceylan), C. Cassia Blume (Cannelier de Chine), C. Loureirii Nees (Cannelier d'Indochine ou de Saigon) et C. Burmanii Blume (Cannelier d'Indonésie). La cannelle provenant des trois dernières espèces est appelée cassia par les Anglo-Saxons ( en particulier Cassia lignea , officinale aux U.S.A.) d'où la confusion avec certaines Légumineuses Césalpiniées médicinales des régions tropicales portant le nom générique de Cassia .

La meilleure cannelle est celle de Ceylan. Son utilisation est mentionnée dans les textes chinois, près de 3000 ans avant J.C.

L'écorce renferme 0,50 à 1 % d'essence à aldéhyde cinnamique et à eugénol. En usage externe, elle entre dans l'alcoolat de Fioravanti. En usage interne c'est un stimulant nerveux (accélérateur respiratoire et cardiaque) et intestinal, antiseptique, ocytocique, anthelminthique.


Au Moyen-Age, la cannelle (on l'appelle également [à tort] casse , cassie, cinamome), est un stimulant digestif, un tonique respiratoire antitussif. La cannelle avait même la réputation de lutter contre la peste, comme le montre ce poème de Gui1laume Busne1 (extrait du Traité de la Peste, in G. Debuigne, 1974, p. 87) :

    "Le musc, l'ambre, le benjuin / Sont excellens je vous affie / Ou cannelle très bien choisie"

Certains chirurgiens l'emploient en application externe comme vulnéraire :

    "Cinamome, espèce aromatique, chaude et seiche au troisième, avec confortation" ( Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 23/02/2004]

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