Cautère

Par ce terme on désigne au Moyen-Age, les substances médicamenteuses (on parle alors de cautères potentiels ou cautérisatifs ) ou les instruments rougis au feu (cautères actuels) qui permettent la cautérisation de la peau : l'action de brûler la peau avec des cautères ou des cautérisatifs, était déjà préconisée par les Anciens (Hippocrate, par exemple, dans la luxation de l'épaule, pour éviter les récidives, cautérisait le creux de l'aisselle), mais ce sont les médecins arabes ( Abulcasis en particulier) qui vont l'utiliser, à outrance et influencer tout le Moyen-Age. Les cautères instrumentaux (cautères actuels) ont, de loin, la préférence des chirurgiens, car ils permettent plus facilement de localiser (et en quelque sorte de doser) la brûlure. De formes très variables, ils sont généralement constitués d'un manche en bois et d'une partie métallique, en fer, or, ou argent :

    "Les formes des instruments avec lesquels se font les cautères se modifient d'après les diverses intentions des opérations des médecins, et d'après les formes diverses et composition des membres dans lesquels les médecins ont l'intention d'opérer" ( Guillaume de Salicet )

[page mise à jour le 23/02/2004]