Chicorée

Chicorée sauvage, Cichorium intybus L. (Composées-Chicoracées) Herbe vivace, de 50 à 100 cm de haut, commune dans les pâturages secs et au bord des chemins. Elle est répandue dans toute l’Europe, en Asie septentrionale et en Afrique du Nord.

La Chicorée est connue et utilisée depuis l’Antiquité : elle est signalée dans le papyrus Ebers ; Dioscoride la recommandait pour fortifier l’estomac ; Pline lui attribuait des propriétés rafraîchissantes ; Galien l’appelait l’Amie du Foie”.

Les feuilles contiennent de l’acide chicorésique, la racine renferme des glucides (en particulier de l’inuline : d’où son rôle comme tonique hépatique) et des lactones sesquiterpéniques, qui sont les principes amers (les mêmes que ceux de la Laitue : lactucine et lactucopicrine).

La chicorée a des propriétés stomachiques, diurétiques, cholérétiques, stimulantes de l’appétit, dépurative, légèrement laxative.


Le Moyen-Age emploie la Chicorée dans l’alimentation : Guillaume de Salicet la préconise dans le régime des blessés ; Constantin l’Africain et Henri de Mondeville utilisent deux variétés horticoles de la chicorée comme vulnéraire répercussif, en usage externe :

    “Scariola [Lactuca Scariola L., le nom d’espèce correspond au nom italien de 1 ‘Endive] et Endivia  [Cichorium Endivia L., de l’italien indivia, déformation d’intybus, ancien nom latin de la Chicorée] sont des espèces de Laitue ; le groin-de-porc est une espèce d’Endive ; toutes sont froides et humides” (Henri de Mondeville, Synonymes des répercussifs, 8).

[page mise à jour le 10/03/2004]

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