Fénugrec

Trigonella (du latin trigonus , triangulaire, allusion à l'aspect de la corolle) Fenum graecum L.(du latin, foin grec, un des noms populaires du Fénugrec)(Légumineuses Papilionacées). Herbe annuelle, originaire de l'Orient ; est cultivée en Afrique du Nord (Maroc en particulier), en France (Midi, Touraine), en Egypte et aux Indes.

La graine du Fénugrec contient des lipides (10 %), des protides (25 à 30 %), des glucides (30 %) . On note la présence de composés phosphores, lécithine et phytine (justifiant le rôle du Fénugrec comme stimulant neuro-musculaire).

Renommée comme donnant de l'embonpoint, la plante était déjà utilisée en ce sens, par les Anciens Egyptiens. De son côté, Dioscoride, la conseillait comme anti-inflammatoire à l'égal du lin.

Actuellement on l'utilise en usage interne (extrait, farine, décoction) comme reconstituant ; en usage externe (cataplasme) comme adoucissant et émollient (abcès, panaris, furoncle, etc...).


Tous les chirurgiens médiévaux, Constantin l’Africain , Roger de Parme, Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville, Guy de Chauliac emploient le Fénugrec en usage externe comme résolutif (le Fénugrec est une des six farines résolutives) :

    "Fénugrec est chaud et sec ; il résout les apostèmes apparents et cachés, lorsqu 'ils ne sont pas enflés, mais penchent vers une certaine dureté ; il adoucit les [apostèmes] chauds (...)" ( Guillaume de Salicet).

    "Foenumgraecum, en arabe Han-eba, en grec Telis et Buceros, de Bus et Ceros, corne (...) c'est-à-dire corne de boeuf (...) parce que les capsules [botaniquement parlant, ce sont, en fait, des gousses] qui contiennent les graines de cette plante ressemblent aux cornes de cet animal. Le Fénugrec est chaud et sec au second degré" ( Henri de Mondeville, Synonymes des résolutifs, 119).

    "Fénugrec, semence chaude et seiche au premier et pource, il résout et invite les phlegmons [ = apostèmes] bouillans" ( Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 23/02/2004]

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