Fougère

Nom donné à différentes Cryptogames vasculaires chlorophylliennes, très communes dans les lieux humides (sous-bois, bords des ruisseaux, etc...). La plus classique du point de vue officinale est Dryopteris filix mas (L.) Schott ou Fougère mâle, en fait  ce terme de "mâle" est sans rapport avec une quelconque sexualisation de la plante : en effet chez les Fougères, la plante feuillée est asexuée (sporophyte), les sexes étant portés par le prothalle (gamétophyte).

Le principe actif de la Fougère-mâle est la filicine (polyphénol dérivant du phloroglucinol) extraite des poils sécréteurs du rhizome ( partie souterraine de la plante).A titre d'anecdote signalons qu'en France on doit à Louis XVI d'avoir remis en honneur ce médicament, dont il avait d'ailleurs acheté la formule à prix d'or en Suisse !

Cette plante était déjà employée par les anciens (Dioscoride, Celse) comme vermifuge (ténicide).


Le Moyen-Age l'a peu utilisée. Abulcasis de Cordoue fait mention du Polypode parmi les 32 ingrédients de sa grande hière et Guy de Chauliac signale l'emploi du rhizome de fougère, en application externe comme vulnéraire et résolutif :

    "Filix [Guy utilise également la Fougère royale, Osmunda regalis L. qui, encore de nos jours, dans la pharmacopée populaire, est un vulnéraire astringent] c 'est forgère, la racine est chaude et seiche au deuxième avec résolution et abstersion" (Guy de Chauliac ).

[page mise à jour le 24/02/2004]