Hémorragie [retour Glossaire]

Le risque hémorragique est loin d'être négligeable dans les plaies qui présentent une certaine extension et dans les amputations. De tout temps, médecins et chirurgiens ont essayé, avec des fortunes diverses de la combattre.

Dans l'Antiquité, Hippocrate emploie du cérat à la poix. Celse recommande de remplir la blessure de charpie sèche, en posant par dessus une éponge trempée dans l'eau froide ou dans le vinaigre et "Si l'hémorragie ne cède pas il faut saisir les vaisseaux qui laissent échapper le sang, faire deux ligatures à l'endroit de la blessure et couper ce qui est renfermé entre ces deux ligatures (...) on peut [également] les brûler avec un fer rouge (...) [ou même] appliquer des ventouses sur la partie opposée pour déterminer le cours du sang vers cet endroit" (Livre V, Chap. XXVI, § 21).

Au Moyen-Age, les procédés d'hémostase varient selon les chirurgiens. Globalement on peut retenir 5 méthodes :

  • compression du vaisseau, avec la main ou des étoupes imbibées de blanc d'oeuf et de vin chaud ;
  • application d'hémostatiques;
  • cautérisation des plaies ;
  • ligature des vaisseaux : bien qu'inventé par Celse (cf. plus haut), ce procédé reste peu employé pendant tout le Moyen-Age et ne se généralisera que tard (à partir du XVIII°) ;
  • suture de la plaie : c'est le procédé le plus classique.

                [page révisée le 23/05/2009]