Hémostatique [retour Glossaire]

Les hémostatiques sont employés depuis l'Antiquité et il est logique de penser que l'Homme préhistorique utilisait déjà des substances dont il avait découvert empiriquement la propriété d'arrêter une hémorragie, quand elle n'était pas trop abondante.

Hippocrate  utilise du lait de figuier,de la présure ou du cérat de poix. Celse pour sa part, emploie une vingtaine de substances  : certaines d'origine végétale comme l'acacia, l'aloès, la gomme (arabique ou ammoniaque), le vin, le vinaigre, d'autres d'origine minérale comme l'alun, les scories de fer et de cuivre, etc...


Au Moyen-Age, la pharmacopée est riche en substances hémostatiques, et tous les chirurgiens les emploient avec des variantes individuelles : on peut noter cependant, que se retrouvent presque tout le temps : alun de roche, charte bombycine, encens, farine folle du moulin, momie, sang-dragon. Parmi les très nombreuses formules proposées par les auteurs médiévaux, nous donnerons à titre d'exemple deux poudres hémostatiques :

              [page révisée le 23/05/2009]