Iris

Plante ornementale (Iridacées) représentées par plusieurs espèces européennes : Iris florentina L., I. germanica L., I. pallida Lamk., qui toutes possèdent un rhizome.

Les Anciens utilisaient la poudre de rhizome comme expectorant (rhume, bronchite) et pour faire des "pois d'Iris", servant comme cautères. Par ailleurs, Celse se servait d'un cérat d'iris et Galien employait un Iris particulier venant d'Illyrie (ou Iris illyrique)[nos prédécesseurs ont cru pouvoir lui rattacher l'Iris florentina L. Pour notre part, nous nous demandons s'il ne s'agirait pas plutôt d'un Glaïeul, le Gladiolus Illyricus Koch : plante qui est également une Iridacée à rhizome, très proche des Iris ?].

Le rhizome renferme des glucides (amidon, saccharose), un hétéroside flavonique. Après dessiccation, il dégage une odeur de violette due à des cétones (les irones), d'où son utilisation actuelle en parfumerie, la seule qui lui ait été conservée.


Au Moyen-Age, la "racine" d'iris est utilisée comme vulnéraire dans le traitement des plaies et des apostèmes, par Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville et Guy de Chauliac. On remarquera que Guillaume emploie également l'huile d'Iris :

    "Iris, Ireos, est. chaud et sec. Bouilli, il lénifie doucement les duretés, apostèmes épais (...) et convient aux ulcères sordides en les mondifiant et fait naître chair dans les ulcères et fistules, et si l'on met sa poudre sur un os découvert, elle le revêt de chair. Son huile, lorsqu'elle est bue avec le vin, elle convient au spasme [tétanos] et à la meurtrissure des lacertes [muscles]" ( Guillaume de Salicet).

    "L 'Iris [Henri n'a pas traité l'Iris à part, mais intégré dans sa définition du Lis, nous en avons donc extrait le passage correspondant] est chaud jusqu'au troisième degré, sec au second degré" ( Henri de Mondeville, Synonymes des résolutifs, 118).

    "Iris, racine chaude et seiche au troisième, résoult, mondifie, et incarne" (Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 25/02/2004]

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