Litharge

Le terme de litharge vient du grec, lithos, pierre et arguros, argent. Il s'agit d'un oxyde obtenu à l'état cristallisé après fusion du plomb argentifère. Il se présente sous forme de petites écailles de couleur jaune orangé.

Actuellement la litharge sert à préparer des mastics ainsi que des savons au plomb.

L'Antiquité l'utilisait à des fins officinales : Celse employait comme hémostatique : le plomb brûlé (L.V, chap. I) et comme composant d'un emplâtre rongeant : la litharge d'argent(L.V, ch. XIX, § 18).


Les chirurgiens médiévaux tels Abulcasis de Cordoue , Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville, Guy de Chauliac, se servent de la litharge en usage externe comme vulnéraire [répercussif (Henri de Mondeville), régénératif et consolidatif (Guy de Chauliac)] :

    "Lithargyrum, Merdensem, Plomb brûlé ; c 'est l'écume ou lie qui se forme à la surface des métaux fondus, cependant on doit l'entendre de l'écume d'argent (...). La litharge d'or peut être appelée Climie et incline plus ou moins vers la froideur et la sécheresse suivant la nature du métal dont elle est l'écume" (Henri de Mondeville, Synonymes des répercussifs, 34).

    "Litharge, merde de plomb, estant tempérée, décline à siccité : et pource régénère et consolide" ( Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 26/02/2004]