Mélilot

Genre Melilotus L. (Légumineuses Papilionacées) : le plus classique est M. officinalis L. , plante herbacée, à tige dressée, de 30 à 80 cm de haut, très fréquente en Europe.

C'est à Galien que l'on doit l'introduction du Mélilot dans la pharmacologie comme antispasmodique et anesthésique léger.

Les sommités fleuries renferment un glucoside, le mélilotoside qui donne naissance à la coumarine . Emollient et astringent léger, le Mélilot est utilisé dans les conjonctivites et en applications locales sur les articulations douloureuses.


Le Moyen-Age l'utilise grandement : Constantin l’Africain , Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville, Guy de Chauliac, ces deux derniers, en particulier, comme résolutif :

    "Melilotus est une sorte de Trèfle des champs. Le nom vient de mel, miel et lotos, parce qu'il a la couleur du miel (...) On distingue deux Mélilots : le blanc [M. alba Lam.] et le citrin [c'est l'officinal, mais plusieurs autres espèces sont également à fleurs jaunes] ; ils sont chauds et secs au premier degré " ( Henri de Mondeville, Synonymes des résolutifs, 90).

    "Melilot, fleur d'herbe, chaude et seiche au premier, avec résolution" ( Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 26/02/2004]