Mollificatif

Médicament dont le rôle est de ramollir les téguments [le synonyme moderne est donc émollient] :

    "Le médicament remollissant est dit en deux sortes, sçavoir est communément et largement sont dits médicaments remollitifs, tous ceux qui ont propriété de remollir quelque durté que ce soit (...) . Les médicaments remollissans la durté qui reste après les fractures, doivent estre plus humectans que résolutifs" ( Guy de Chauliac , VII° Traité, Doct. I, Chap. V).

De manière habituelle, la mollification s'effectue par fomentation . Sa principale prescription est l'induration résiduelle d'une articulation ayant subi une dislocation , après sa réduction, et à plus forte raison, si cette articulation a été laissée sans soins.

Guillaume de Salicet préconise également la mollification, pour ramollir les tissus au niveau d'une plaie faite par flèche, et ce, avant l'extraction :

    "Si donc une plaie (...) a été faite avec une flèche, alors immédiatement de crainte que la flèche ne puisse pas être extraite plus facilement, soit la partie mollifiée avec huile rosat, graisse de poule et un peu de safran chauds".

Les mollificatifs sont utilisés sous deux formes :

  • en onguent, particulièrement le fameux onguent de gommes, à titre indicatif voici l'onguent mollificatif auquel Guillaume fait si souvent appel :
    • Ingrédients ; beurre, 2 onces ; farine de fénugrec, 1 once ; huile, 6 onces ; résine, 3 onces ; ammoniaque, bdellium, encens, mastic, opopanax, 5 onces de chaque ; graisse de rognons d'animal châtré, 3 drachmes ; cire, à volonté.

      Préparation : faire dissoudre ensemble, cire, graisse, huile et résine, sur feu, dans une bassine ; puis passer à colature. Puis ajouter les gommes que l'on a fait ramollir dans du vinaigre pendant la nuit, dissoutes sur le feu dans une autre bassine et passer également à colature.

    28/02/2004

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