Myrrhe

Gomme oléo-résine fournie par différentes espèces de Commiphora [ou Balsamea (anciennement Balsamodendron)] (Térébinthacées Bursaracées), C. abyssinia Engl., C. myrrha Engl., etc..., petits arbres africains qui exsudent, par incision ou spontanément, une drogue à odeur faiblement aromatique.

La Myrrhe était très appréciée des Anciens : Hippocrate la signale, Celse l'emploie comme cicatrisant (L.V, chap. II).

La Myrrhe renferme de l'essence (terpène), de la gomme (arabinose, galactose), de la résine (alcools et acides triterpéniques). Elle n'a, de nos jours, aucune utilisation officinale [en 1949, elle était encore inscrite au Codex français dans différents produits dont l'alcoolat de Fioravanti] et est seulement employée en parfumerie.


Le Moyen-Age ( Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville, Guy de Chauliac) fait beaucoup appel à la Myrrhe comme vulnéraire (mondificatif et répercussif) :

    "Myrrhe est chaude et sèche. El le convient aux apostèmes phlégmatiques, elle consolide et recouvre les os dénudés de chairs et mondifie les plaies pourries (...)" (Guillaume de Salicet).

    "Myrrha est une gomme dite en arabe Set, en grec Smyrna ; elle est chaude et sèche au second degré" ( Henri de Mondeville, Synonymes des mondificatifs, 149).

    "Myrrha, en grec Smyrna, en arabe Murr [on remarquera que seul le terme arabe change par rapport à la définition précédente : s'agirait-t'il donc de deux Myrrhes différentes ? Ce qui pourrait justifier qu'elles soient mises dans deux rubriques séparées] ; la Myrrhe est chaude et sèche au second degré" ( Henri de Mondeville, Synonymes des répercussifs, 69).

    "Myrrhe, gomme chaude et seiche au second : générative de chair" ( Guy de Chauliac ).

[page mise à jour le 03/03/2004]