Myrte

Myrtus communis L. (Myrtacées), arbrisseau à feuilles persistantes, des régions méditerranéennes, originaire d'Afrique, pouvant atteindre 2 m de haut. Les chirurgiens médiévaux (Henri de Mondeville, Guy de Chauliac) utilisent également le terme de Myrtille : ce dernier nom désigne en fait l'Airelle, Vaccinium myrtillus L. (Vacciniées). La confusion terminologique se justifie par la ressemblance des fruits et des feuilles.

Connu dès la plus Haute Antiquité, il est mentionné dans l'Ancien Testament et chez les Anciens Grecs et Arabes. Celse l'utilise bouilli avec du lierre et de la verveine pour fomenter les cicatrices (L.VIII, Chap. X § 7).

Les feuilles riches en tanin renferment une huile essentielle (pinène, camphène, myrténol). Utilisé également en parfumerie, le Myrte reste un remède populaire astringent, utilisé en usage interne pour les bronches, l'estomac ; en usage externe (bain) il sert beaucoup dans les différents traumatismes de la vie quotidienne.


Le Moyen-Age l'emploie beaucoup, essentiellement comme vulnéraire , Avicenne, Constantin l’Africain [il emploie 1'eau de myrte], Guillaume de Salicet [il utilise l'huile de Myrte, mais également du Myrte mélangé dans le vin et même les cendres de la plante], Henri de Mondeville, Guy de Chauliac :

    "Myrte est chaud et sec. Par sa stypticité, il conforte tout membre où se portent les humeurs, et il convient aux apostèmes chauds, au commencement. Et lorsqu'il est cuit avec le vin, il guérit (certaines plaies (...) ; et sa cendre avec le cérat fait aussi la même chose" ( Guillaume de Salicet).

    "Myrtilli , en grec Myrsine, est froid et sec" (Henri de Mondeville, Synonymes des répercussifs, 26).

    "Myrtils, fruicts froids et secs au second : ils consolident et restreignent" ( Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 03/03/2004]

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