Nénuphar [retour Glossaire]

 

Nom donné aux plantes de la famille des Nymphéacées, et regroupées en deux genres : Nymphaea [du grec nymphaia, nymphe aquatique] (Tourn.) L. et Nuphar [du nom de la plante, en grec, noûphar et en arabe, noû phar ] Smith. Au premier se rattache le Nénuphar blanc, N. alba L., au second, le jaune N. luteum Sibth. et Sm..

Les rhizomes des deux plantes renferment des alcaloïdes (principalement la nupharine). Le N. jaune contient en plus des tanins ce qui le rend astringent. Rhizome et fleurs du Nénuphar blanc sont sédatifs. En usage externe, mélangées à l'alcool camphré, les fleurs sont légèrement émollientes.

 


 

Le Nénuphar (surtout le blanc) était déjà cultivé dans l'Antiquité pour ses propriétés calmantes.

Le Moyen-Age utilise peu la plante. A notre connaissance, seuls Constantin l’Africain   et Guy de Chauliac le signalent, comme sédatif :

"Nénuphar est fleur froide et humide au second, avec quelques endormissement " ( Guy de Chauliac).

    [page révisée le 30/05/2009]