Opium

Extrait à partir du latex produit par différentes variétés de Pavot (en particulier le Pavot blanc).

L'usage de l'opium remonte à la Haute Antiquité : Assyriens, Babyloniens, Chinois, s'en servaient comme narcotique. Dans le monde gréco-latin, Celse le signale comme remède divin pour calmer les douleurs ; Homère voyait dans son infusé le "breuvage de l'hospitalité".

L'opium renferme 10 à 20 % d'alcaloïdes, parmi lesquels les plus importants sont morphine, codéine, thébaïne, papavérine, etc...

De nos jours, l'opium est peu utilisé tel quel (sauf quelques préparations telles l'élixir parégorique et le laudanum de Sydenham. ), on en extrait surtout la morphine.


Le Moyen-Age (Roger de Parme, Guillaume de Salicet, Henri de Mondeville, Guy de Chauliac) emploie l'opium soit en usage interne comme stupéfiant et anesthésique (Guy de Chauliac) , soit en application externe, comme vulnéraire :

    "Opium est le suc du Pavot noir [c'est plutôt le Pavot blanc qui est utilisé] des pays d'outre-mer ; il est froid au quatrième degré, sec au second degré" (Henri de Mondeville, Synonymes des répercussifs , 42).

    "Opion, suc espaissy d'une herbe : froid et sec au quatrièsme, stupefactif et mortifiant" (Guy de Chauliac).

[page mise à jour le 03/03/2004]

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