Plomb

Métal gris-bleuâtre, mou, il était bien connu des Anciens : les Romains, en particulier, en faisaient leurs conduites d'eau potable [usage qui a d'ailleurs perduré en France jusqu'à une période récente]. Le plomb était utilisé ainsi que ses dérivés comme la litharge et la céruse [carbonate basique de plomb : c'est un poison violent, qui était utilisé en peinture].


Au Moyen-Age, la plupart des chirurgiens tels Abulcasis de Cordoue  , Guillaume de Salicet, Guy de Chauliac, emploient le métal sous forme d' huile de plomb, comme vulnéraire (régénératif), ou en mettant un morceau de plomb sur un cal trop volumineux pour le faire diminuer d'épaisseur :

    "Alaunoch et alabac, c'est-à-dire le plomb noir, ou brillant, ou blanc, est froid et humide. Si un apostème chaud reçoit onction avec l'huile dans laquelle la poussière du frottement d'un morceau de plomb contre un autre morceau est résoute, cette huile répercute et diminue. Et telle huile se fait ainsi. Soient pris deux gros morceaux de plomb carrés ou deux fragments et soient frottés fortement l'un contre l'autre dans l'huile ordinaire et alors cette huile, qui est imprégnée par tel frottement, est dite huile de plomb (...). Si une lame de plomb est attachée sur (...) les noeuds, elle les résout. Si l'huile susdite est mise sur les plaies (...) elle fait disparaître leur corruption et extension (...)" (Guillaume de Salicet).

La céruse est également employée sur les plaies et ulcères pour les cicatriser :

    "Cerussa est froide et sèche.Elle lénifie les apostèmes froids et durs. Elle est mise dans les emplâtres des plaies et ulcères, et remplit et produit chair, consolide, et sèche et répercute" (Guillaume de Salicet) .

[page mise à jour le 04/03/2004]

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